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Quel est le sort des articles réservés de la loi criminalisant le colonialisme français ?

oussama

Les réserves des sénateurs de l’Assemblée nationale sur 13 articles de la loi criminalisant le colonialisme, qui constituent la moitié de ses articles, ont soulevé de profondes questions sur les scénarios juridiques et les voies à suivre.
La réserve, qui concerne 13 articles : 1, 5, 7, 9, 10, 15, 16, 17, 18, 20, 21, 125, impose de suivre la voie constitutionnelle dans le cadre d’une série de procédures juridiques précisées par l’article 145 de la Constitution, qui dispose qu’« En cas de litige entre les deux chambres, le Premier ministre ou le chef du gouvernement, selon le cas, demandera : Les membres des deux chambres se réuniront, dans un délai maximum de quinze jours, pour proposer un texte relatif aux dispositions en cause, et termineront également leurs délibérations dans un délai maximum de quinze jours. Le sixième alinéa du même article stipule que « le gouvernement présentera ce texte à l’approbation des deux chambres et aucune modification ne pourra y être apportée sans l’approbation du gouvernement ».
La loi organique promulguée en 2016, qui détermine l’organisation des travaux des deux chambres du Parlement et les relations fonctionnelles entre elles et le gouvernement, encadre la méthode de travail de la commission paritaire, qui comprend 10 représentants de chaque chambre, qui se réunit obligatoirement à la demande du Premier ministre pour délibérer sur le texte des articles controversés, et prépare un rapport qui comprend une reformulation consensuelle du texte des articles réservés. Toutefois, si « les deux chambres ne parviennent pas, sur la base des résultats de la commission paritaire, à l’approbation d’un texte unique, et si le désaccord persiste entre les deux chambres, le gouvernement peut demander à l’Assemblée populaire nationale de trancher définitivement, soit en adoptant la formule proposée par la commission paritaire, soit en adoptant et en confirmant le dernier texte préalablement voté avant que l’Assemblée nationale ne le réserve ».
La Constitution et les lois régissant le fonctionnement des deux chambres du Parlement et les relations fonctionnelles entre celles-ci et le gouvernement prévoient la possibilité de retirer le texte juridique en question, puisque le paragraphe de l’article 145 de la Constitution stipule a, e : « Le texte est retiré si le gouvernement n’en informe pas l’Assemblée populaire nationale conformément au paragraphe précédent. »
Lors de sa séance d’hier, l’Assemblée nationale a approuvé la loi criminalisant le colonialisme, mais elle a émis des réserves sur 13 articles dans le but de les reconsidérer et de revoir leurs dispositions, notamment celles liées aux questions d’indemnisation et d’excuses, et a justifié cela par « leurs (articles) ne sont pas cohérents avec la tendance nationale basée sur l’exigence de la reconnaissance des crimes coloniaux sans compensation ni excuses ».

Fouad Q.

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