
Avec l’avènement du mois de Ramadan, de nombreux patients thyroïdiens se demandent comment concilier jeûne et respect d’un traitement quotidien, d’autant plus que certains médicaments thyroïdiens nécessitent de les prendre à des heures précises et à jeun.
La bonne nouvelle est que la plupart des patients peuvent jeûner en toute sécurité, à condition que le moment de la prise du médicament soit soigneusement réglementé et qu’ils consultent un médecin en cas de besoin.
Le moment du traitement… est-il très important ?
Le médicament contre l’hypothyroïdie le plus connu est la « lévothyroxine », qui est une hormone de remplacement qui nécessite une bonne absorption dans l’estomac. Par conséquent, il est généralement recommandé de le prendre le matin à jeun, environ 30 à 60 minutes avant les repas, en évitant de le prendre avec du café, du lait ou des suppléments de fer et de calcium, car ils pourraient réduire son absorption.
Pendant le Ramadan, le schéma des repas change, ce qui nécessite de réorganiser le moment de la dose sans compromettre son efficacité.
Concernant les meilleures façons de réguler la dose pendant le Ramadan, il existe plusieurs options qui peuvent être discutées avec le médecin. Parmi eux, il y a une heure avant le suhoor, où vous pouvez vous réveiller une heure avant le suhoor pour prendre le médicament avec de l’eau uniquement, puis attendre avant de manger. Cette option conserve le même principe que de le manger le matin à jeun.
S’il n’est pas possible de se réveiller tôt, le médicament peut être pris le soir, à condition que 3 à 4 heures se soient écoulées depuis le dernier repas et que l’estomac soit relativement vide. Ce qui est important est de respecter une heure précise chaque jour pour assurer la stabilité du taux d’hormones dans le sang.
Et à propos de l’hyperactivité de la glande ?
Quant aux patients souffrant d’hyperthyroïdie qui prennent des médicaments tels que le « méthimazole » ou le « propylthiouracile », ils devront peut-être diviser les doses en deux ou trois périodes. Dans ce cas, vous devez consulter un médecin avant le Ramadan pour redistribuer les doses entre l’Iftar et le Suhoor au prorata du nombre d’heures disponibles.
Des signes appelant à la prudence
Un patient thyroïdien doit surveiller les symptômes pendant le jeûne, tels qu’une fatigue extrême inhabituelle, un rythme cardiaque rapide, des tremblements, des étourdissements ou des troubles de la concentration.
Lorsque des symptômes anormaux apparaissent, un médecin doit être consulté immédiatement, car cela peut nécessiter un ajustement de la dose ou une évaluation de l’état.
Il existe des conseils nutritionnels de soutien, notamment en évitant de prendre des suppléments de fer ou de calcium en même temps que des médicaments pour la thyroïde, et de préférence à au moins 4 heures d’intervalle. Mangez des aliments riches en soja ou très riches en fibres avec modération pendant le suhoor, car ils peuvent affecter l’absorption. En plus de maintenir des repas équilibrés pour soutenir l’énergie pendant les heures de jeûne.
En fin de compte, le jeûne est possible et sans danger pour la plupart des patients thyroïdiens si les médicaments sont correctement réglementés. La clé est une planification préalable, une consultation médicale avant le Ramadan et le respect d’un programme de dose fixe entre l’Iftar et le Suhoor pour garantir une santé stable tout au long du mois.
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