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Nunez parviendra-t-il à redonner de l’éclat aux relations « algéro-françaises » qui se détériorent ?

oussama

L’administration française s’efforce de redonner de l’éclat aux relations bilatérales « algéro-françaises », après plus de deux ans de rupture et de tensions politiques et diplomatiques croissantes, au lendemain de nombreux dossiers épineux qui font encore aujourd’hui l’objet de désaccords, sur fond de voix « efficaces et équilibrées » appelant à la nécessité d’un rapprochement des positions et des points de vue entre les deux parties, au service des intérêts économiques et géopolitiques communs, à la lumière des fluctuations et des défis observés sur la scène internationale. aujourd’hui.

Face à l’urgence pour Paris de rétablir ses relations qui se détériorent avec l’Algérie, après plusieurs mois de campagnes croissantes d’escalade et d’hostilité menées par d’éminents partis de droite, dirigés par l’ancien ministre français de l’Intérieur Bruno Rotayo, son successeur à la tête du ministère, Laurent Nunez, a annoncé qu’il se rendrait officiellement en Algérie la semaine prochaine pour discuter d’un certain nombre de questions épineuses, notamment celle de l’arrestation du journaliste français Christophe Glez, emprisonné en Algérie depuis mai. 2024 pour des accusations liées à… « l’apologie du terrorisme », en plus d’évoquer la question de l’acceptation par l’Algérie d’accueillir ses citoyens sommés de quitter le territoire français (OQTFEn plus de discuter du renforcement de la coopération conjointe en matière de renseignement dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, selon ce qui a été rapporté par l’Agence France-Presse. Elle a indiqué que le ministre français de l’Intérieur se rendra en Algérie lundi 16 et mardi 17 février pour évoquer ces questions sensibles à la lumière des tensions diplomatiques persistantes entre les deux pays.

Cette visite, annoncée il y a plusieurs mois, a finalement été confirmée jeudi dernier, selon ce qu’ont rapporté les proches du ministre français. Nunez a également eu un long entretien téléphonique avec son homologue algérien pour préparer cette visite, qui est considérée comme le premier signe d’une possible avancée dans les relations des deux côtés de la Méditerranée, selon l’agence française. Il y a quelques jours, le ministre français a confirmé qu’il avait déjà reçu une invitation de son homologue algérien et qu’il « y répondra », indiquant dans une déclaration à la chaîne : BFMTV Le journal français note que « des travaux sont en cours pour préparer les conditions de cette visite, saluant « la reprise de la coordination sécuritaire conjointe et de la coopération entre les deux pays ». A cet égard, Nunez a expliqué qu’il aborderait en Algérie « les questions de sécurité, notamment la question du retour des immigrés algériens expulsés de France, la lutte contre le terrorisme, ainsi que la lutte contre le trafic de drogue ».

En attente de signes de réponse de l’Algérie..

Début février dernier, le ministre français de l’Intérieur avait annoncé qu’il « attendait des signes d’une réponse de l’Algérie aux demandes de Paris liées au retour des citoyens algériens en séjour irrégulier en France, ainsi qu’au cas du journaliste incarcéré Christophe Glez, arrêté depuis mai dernier pour des accusations liées au terrorisme ». Nunes et son homologue algérien, le ministre de l’Intérieur Saïd Saioud, devraient aborder d’autres questions brûlantes, notamment l’acceptation par l’Algérie de ses citoyens sommés de quitter le territoire français, et la coopération en matière de renseignement dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, en plus des demandes d’extradition de personnes recherchées présentées par l’Algérie à la France.

Les relations algéro-françaises se sont considérablement dégradées depuis l’été 2024, suite à la reconnaissance par la France de la prétendue souveraineté marocaine sur les territoires occupés du Sahara occidental, zone sujette à un différend international et classée dans le cadre de la décolonisation. L’Algérie avait précédemment rappelé son ambassadeur à Paris, Saïd Moussi, en août 2024, pour protester contre le départ de la France de sa neutralité dans la question du Sahara occidental et considérant le prétendu plan d’autonomie du Maroc comme « la seule solution » au conflit. En avril 2025, la France a à son tour convoqué à Paris son ambassadeur en Algérie, Stéphane Romatet, pour des consultations, à la suite d’une grave crise caractérisée par l’expulsion mutuelle de responsables diplomatiques..

Il y a deux ans, les crises se sont poursuivies entre Paris et l’Algérie, avec l’intensité des campagnes françaises d’escalade et d’hostilité envers l’Algérie, notamment Paris accusant un diplomate algérien d’avoir tenté d’enlever un activiste des réseaux sociaux résidant en France accusé de terrorisme. L’Algérie a répondu fin avril 2025, en expulsant douze employés de l’ambassade de France en Algérie, et la même mesure a été prise pour Paris, ce qui était alors lu comme une tension « sans précédent » dans les relations. « Algérien français ces dernières années.

Récemment, l’Algérie a déclaré l’ambassadeur de France, Stéphane Romatet, « persona non grata » sur fond de déclarations qu’il a faites lors d’une émission télévisée en France sur les relations algéro-françaises. Le ministère des Affaires étrangères a expliqué que l’émission « France 2 » dans laquelle figurait l’ambassadeur de France était un tissu de mensonges et de calomnies, et constituait une attaque contre l’État algérien, ses institutions et ses symboles. Par la suite, le ministère a convoqué le chargé d’affaires français à Alger pour protester contre la diffusion de l’émission, soulignant la responsabilité de la chaîne officielle française et de son tuteur, et que ce comportement n’aurait pas eu lieu sans le soutien ou le silence officiel des autorités françaises, ce qui est considéré comme une violation des normes internationales.

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Concernant la prochaine visite en Algérie, la députée française Sabrina Sabaihi a déclaré dans des déclarations à l’Agence France-Presse qu' »il y a des signaux positifs venant des deux côtés », expliquant que « la partie algérienne a transféré Christophe Glez dans un lieu proche d’Alger, dans le cadre des préparatifs pour discuter de la question du rapatriement des migrants expulsés, tandis que le ministre français de l’Intérieur a déclaré qu’il se rendrait en Algérie. Peut-être sommes-nous confrontés à un moment d’apaisement de la crise ».

La dernière visite d’un ministre français de l’Intérieur en Algérie remonte à fin 2022, lorsque Gérald Darmanin s’y était rendu. Quant à son successeur, Bruno Rotayo, connu pour sa haine et son extrême hostilité à l’égard de l’Algérie, il a suscité des tensions supplémentaires, en adoptant à plusieurs reprises un ton escalade, notamment à propos de l’accord migratoire commun signé. La libération de l’écrivain Boualem Sansal, emprisonné pendant près d’un an et libéré grâce à la grâce présidentielle, après de « fausses » déclarations qu’il a faites concernant l’unité nationale.

Jouer un rôle de médiation.

Face à ces tensions et complications dans les relations, les milieux actifs français cherchent à tenter de jouer un rôle de médiation pour relancer les relations algéro-françaises, qui connaissent depuis plus de deux ans une détérioration sans précédent, portées par de nombreux désaccords et tensions sur des questions et dossiers communs, conjuguées aux campagnes hostiles systématiques lancées par les parties françaises visant l’Algérie, notamment la question de l’immigration, des visas, de la sécurité et de la coopération consulaire, jusqu’au dossier de la mémoire historique partagée. Après une série d’escalades de conflits qui ont conduit les relations bilatérales dans l’impasse, l’ancienne ministre socialiste et présidente de l’association « France Algérie », Ségolène Royal, s’est rendue il y a quelques jours en Algérie, où elle a été reçue par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et a obtenu l’autorisation de rendre visite au journaliste Christophe Glez, condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ». Lors de cette visite, qu’elle a initiée personnellement en sa qualité de présidente de l’Association France-Algérie, Royal s’est présentée comme une médiatrice cherchant à « reconstruire l’amitié entre la France et l’Algérie ».

Le Mouvement des Fondations Françaises « MEDAF » a également annoncé la tenue prochaine d’une réunion de ses membres le 17 février prochain, en présence de l’ambassadeur « indésirable » de France en Algérie, Stéphane Romatet, pour discuter des voies et mécanismes permettant de redynamiser le partenariat économique entre l’Algérie et la France. « Les récentes visites bilatérales de hauts responsables dans les deux pays témoignent d’une amélioration progressive des relations franco-algériennes, qui créerait un climat positif pour le dialogue économique et le lancement de projets concrets au service des milieux d’affaires des deux pays », ajoutant à cet égard que « la prochaine réunion vise à revenir sur le chemin d’amélioration politique entamé entre la France et l’Algérie, tout en soulignant ses répercussions positives sur les relations d’affaires ». En plus de présenter les opportunités économiques et d’investissement actuelles et futures en Algérie, ainsi que les conditions d’accès au marché ; Ce qui amène à discuter de l’organisation d’une prochaine visite de « MEDAF International » en Algérie, dans le cadre d’une mission commerciale.

Abdo.H

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