
Les déclarations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, samedi dernier, esquissent pratiquement les traits d’une relance de l’alliance avec Rome, comme axe stratégique de la présence algérienne dans l’espace méditerranéen, et d’un message politique adressé d’abord à l’Italie. Puis à l’Europe ensemble, où l’Algérie ne se contente plus du rôle de fournisseur, mais recherche plutôt un partenariat intégré avec des dimensions souveraines et développementales à long terme. Lorsque le président a confirmé que l’Italie est le premier importateur de gaz algérien et que les relations bilatérales « ne connaissent aucun problème », la déclaration, selon les rapports de l’agence italienne « Nova », dépasse la dimension technique des marchés de l’énergie, pour porter un message politique clair selon lequel Rome occupe la position de partenaire fiable et exceptionnel dans les comptes algériens. La source italienne a indiqué que ce discours reflète une volonté algérienne de mettre en avant un modèle de partenariat basé sur la continuité et la fiabilité dans un environnement méditerranéen caractérisé par de fortes fluctuations et l’instabilité des chaînes d’approvisionnement.
Dans son analyse du contexte général, la lecture italienne considère que la phase post-2022 représente un tournant charnière dans la position de l’Algérie au sein de la stratégie énergétique italienne, passant d’une ressource supplémentaire à un élément central du système national de sécurité lié aux approvisionnements. Le rapport indique également que Tebboune est conscient de ce virage et le confirme, mais de manière calme et réfléchie, notamment lorsqu’il évoque « l’amitié particulière » qui le lie avec le président de la République italienne, Sergio Mattrella.
Selon la même source, la référence à Mattrella n’a pas de caractère protocolaire ou personnel, mais reflète plutôt la conscience de l’Algérie de l’importance de la dimension institutionnelle dans le système politique italien. Matrella, en tant que symbole de continuité et d’équilibre de l’État italien, représente pour l’Algérie un partenaire fiable en dehors de la logique des fluctuations gouvernementales et du changement de majorité politique, ce qui est cohérent avec la quête de l’Algérie de relations prévisibles et temporellement stables.
Dans ce contexte, l’agence italienne s’est arrêtée à la phrase frappante de Tebboune : « L’Italie est autre chose », estimant qu’elle représente une claire discrimination politique au sein du discours algérien à l’égard des partenaires européens. Selon la même analyse, cette distinction est lue à Alger comme l’expression d’une approche pragmatique qui place Rome comme un partenaire capable de séparer la coopération économique des divergences politiques, contrairement à d’autres relations européennes caractérisées ces dernières années par des tensions ou des conditions. A également lieu la prochaine visite de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, annoncée après le mois de Ramadan. Dans ce cadre cumulatif. Selon les mêmes rapports italiens, la visite n’est pas seulement considérée comme un rendez-vous protocolaire, mais plutôt comme une étape d’évaluation et de relance des relations bilatérales, visant à consolider ce qui a été réalisé depuis 2022 et à le développer dans une direction plus large et plus profonde.
Chambre de Commerce « Algéro-Italienne »
Les mêmes données confirment que l’un des résultats les plus marquants de cette tendance a été le soutien public de l’Algérie à l’idée de créer une chambre de commerce « algéro-italienne », une initiative considérée comme un indicateur de la transition de la relation de la logique de coopération énergétique unilatérale à un partenariat économique multidimensionnel. Selon la même analyse, cette tendance reflète une volonté algérienne évidente de dépasser le rôle de « fournisseur d’énergie » pour attirer des investissements productifs, encourager le transfert de technologie et renforcer la coopération dans les secteurs agricole et industriel.
Dans ce contexte, la lecture italienne considère que l’Italie dispose d’un avantage comparatif en tant que partenaire économique de l’Algérie, compte tenu de son tissu basé sur les petites et moyennes entreprises, un modèle dans lequel l’Algérie voit un partenaire moins dominant que les grands acteurs mondiaux, et plus en phase avec ses priorités de développement basées sur la création de valeur ajoutée locale, la localisation de l’activité industrielle et la construction de partenariats à long terme. Les rapports italiens concluent également que l’Algérie, à travers ce discours politique cohérent, non seulement réaffirme son alliance avec Rome, mais cherche à consolider un modèle de partenariat méditerranéen basé sur la confiance, la stabilité et la convergence des intérêts, un modèle qui donne à l’Algérie une position avancée dans la refonte des équilibres du sud de la Méditerranée et donne à l’Italie un partenaire stratégique stable à une époque où l’énergie est devenue une porte d’entrée pour redéfinir les alliances, et non seulement une marchandise pour les échanges commerciaux.
Abdo.H
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