Le démarrage effectif de l’exploitation de la mine de Ghar Jbeilat, dans le sud-ouest du pays, ne constitue pas une brillante réussite économique pour l’État algérien, mais aussi une victoire géopolitique majeure sur ceux qui se cachent dans l’intégrité territoriale du pays, mais aussi une victoire sur les obstacles naturels et géographiques qui ont empêché l’exploitation de cette importante ressource pendant près de six décennies, en raison de plusieurs facteurs, notamment de l’absence d’infrastructures, notamment celles liées au transport du minerai de fer jusqu’au lieu de transformation.
Fait marquant à cet égard, jeudi soir, la première cargaison de minerai de fer extrait de la mine de Gara Jbeilat à Tindouf est arrivée aux usines de conversion d’Oran, après avoir été acheminée mardi dernier par un train de transport de minerai de fer, parcourant une distance d’environ 2 000 kilomètres pour atteindre le complexe sidérurgique, ce qui signifie le début de l’exploitation de la troisième plus grande mine de fer au monde, avec ses réserves estimées à environ 3,5 milliards de tonnes.
La découverte de la mine Gara Jbeilat remonte à 1952, par des ingénieurs français pendant la période coloniale française. Après l’indépendance de l’Algérie en 1962, l’État a commencé à nationaliser les mines. La mine a été incluse dans un plan gouvernemental en 1970 en tant que projet stratégique national, mais des faits difficiles ont empêché son exploitation, comme l’éloignement du site et l’absence d’infrastructures, notamment ferroviaires.
En raison de ces obstacles naturels et du manque de capacités de l’époque, le régime marocain des entrepôts croyait qu’il était inévitable de négocier avec lui en échange de l’exploitation de cette richesse qui faisait saliver beaucoup. Mais le choc fut grand lorsqu’en 2023, le président Abdelmadjid Tebboune prit la décision d’établir une ligne ferroviaire s’étendant jusqu’à la mine sur plus de 900 kilomètres, pour acheminer le fer brut jusqu’à la ville d’Oran, au nord, où il y serait traité.
Le complexe d’Oran devrait produire entre deux et quatre millions de tonnes de minerai de fer durant cette phase, puis 50 millions de tonnes annuellement dans la troisième phase, ce qui pourrait procurer à l’Algérie des revenus annuels pouvant atteindre quatre milliards de dollars, grâce à la conversion du minerai en fer solide et à l’exportation des excédents à l’étranger.
En novembre dernier, le Conseil des ministres a approuvé la création de nouvelles usines de traitement du minerai de fer à Tindouf, Béchar et Naama, le long de la voie ferrée, avec des partenariats locaux et internationaux pour la production de concentrés et de valorisation du minerai de fer.
Le début de l’exploitation de la mine de Ghar Jbeilat ne constitue pas seulement une réussite économique, mais constitue également un coup dévastateur pour le système marocain de stockage de gaz, qui pariait sur un rôle central dans ce projet, en échange de bénéficier d’importations dont il n’avait pas rêvé, tout comme cela s’est produit avec le gazoduc maghrébin-européen, qui traversait son territoire, de sorte qu’il bénéficiait de milliards de mètres cubes de gaz en plus d’un pourcentage de l’argent des ventes de gaz à l’Espagne, avant la Les autorités algériennes sont intervenues et ont mis fin à cette hémorragie en arrêtant les travaux de ce gazoduc et en se contentant du gazoduc Medgaz, qui relie directement l’Algérie à l’Espagne sans passer par le territoire marocain, qui ont beaucoup perdu en arrêtant les travaux du premier gazoduc.
Les pertes du système Makhzen marocain dues à l’arrêt des travaux du gazoduc Maghreb-Europe se répéteront après environ cinq ans avec le début de l’exploitation de la mine de fer de Ghar Jbeilat, sans aucun rôle pour le système Makhzen marocain, qui bouillonne de haine et d’envie, mais reste incapable de faire quoi que ce soit. Le début de l’exploitation de la mine de Ghar Jbeilat peut être considéré comme un coup géopolitique qui va bien au-delà de l’arrêt des travaux du gazoduc maghrébin-européen fin octobre 2021.
#début #lexploitation #Ghar #Jbeilat #est #coup #géopolitique #dévastateur #pour #magasin