Le ministre des Affaires étrangères, de la Communauté et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a reçu mardi le conseiller du président américain pour l’Afrique, les Affaires arabes et le Moyen-Orient, Massad Boulos, arrivé en Algérie en visite officielle.
Cette rencontre a représenté l’occasion de passer en revue différents aspects des relations algéro-américaines, et d’évoquer les moyens de les renforcer et de les élever au plus haut niveau possible. Les deux parties ont également noté l’importance du renforcement du dialogue stratégique existant entre l’Algérie et les Etats-Unis, et ont réitéré la nécessité de poursuivre la dynamique positive qui caractérise le partenariat bilatéral, notamment dans les domaines économiques.
Les deux parties ont également échangé leurs points de vue sur les questions d’actualité les plus importantes dans le monde arabe et sur le continent africain, notamment l’évolution de la situation en Libye, au Sahel et au Sahara, ainsi que la question du Sahara occidental.
La dernière visite du conseiller Massad Boulos en Algérie a eu lieu en juillet dernier, dans le cadre de sa tournée en Afrique du Nord, au cours de laquelle il a eu des consultations avec un certain nombre de responsables algériens, qui devraient viser à renforcer les priorités communes entre les deux pays, selon les déclarations qu’il a publiées à ce sujet.
En avril dernier, Massad Boulos avait fait des déclarations sur la nécessité de parvenir à une solution satisfaisante pour toutes les parties à la question du Sahara Occidental, et il n’avait pas manqué de souligner que l’annonce par le président américain Donald Trump de la prétendue souveraineté du régime marocain du Makhzen sur le Sahara Occidental « n’était pas une déclaration absolue et définitive, mais plutôt la porte était laissée ouverte au dialogue pour parvenir à une solution qui satisfasse les deux parties », un renversement que le régime du Makhzen et ses bras tentent de promouvoir faussement.
Dans le même contexte, John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale de Trump, devrait se rendre en Algérie. Il est connu pour ses positions en faveur des droits du peuple sahraoui à l’autodétermination, et il a souligné cette position à plusieurs reprises.
La position de Bolton est adoptée par de nombreux centres de recherche aux États-Unis d’Amérique, ainsi que par des lobbyistes à Washington, ainsi que par de nombreux hommes politiques des partis démocrate et républicain, qui dominent la scène politique des pays de l’année.
Il n’existe pas de consensus au sein de l’administration des États-Unis d’Amérique sur une position unifiée sur la question du Sahara occidental, et la position reste fluctuante en fonction de la couleur politique qui contrôle les rênes de la Maison Blanche. Un président issu d’un milieu démocrate est généralement moins enthousiaste à l’idée de soutenir les propositions du régime marocain du Makhzen au Sahara occidental qu’un président issu d’un milieu républicain.
Ce qui confirme peut-être cette hypothèse, c’est la manière dont le dernier président démocrate américain, Joe Biden, a complètement ignoré le tweet du président républicain qui l’avait précédé, Donald Trump, revenu à la Maison Blanche, de sorte que Joe Biden a ignoré la volonté de Trump de placer le Sahara occidental sous la prétendue souveraineté du régime marocain du Makhzen, en dehors des résolutions des Nations Unies, une position qui est aujourd’hui rejetée par de nombreux alliés du Royaume dans le système occidental.
M. Al-Nasser