
La « khula » en Algérie est-elle devenue une porte facile vers une libération honorable ou une bombe à retardement qui menace le tissu social ? Où est passé le rôle des familles et les séances de réconciliation familiale avant d’arriver dans les salles d’audience ? La facilité des procédures judiciaires en est-elle la cause, ou est-ce simplement le reflet d’une profonde crise des valeurs ? La montée en flèche des taux de divorce et de séparation reflète-t-elle une prise de conscience croissante des droits ou une fuite collective de la responsabilité conjugale ?
Quand réaliserons-nous que les chiffres des divorces ne sont pas de froides statistiques, mais plutôt des indicateurs rouges de l’effondrement des familles et de la désintégration de la nation ? Réalisons-nous que chaque cas de divorce enregistré devant un tribunal est un coup dans le dos de la stabilité psychologique de toute une génération d’enfants ? Cette charte sacrée ne mérite-t-elle pas une pause prudente avant de se précipiter dans une décision irréversible aux conséquences dévastatrices ?
Divorce silencieux : quand l’affection meurt et que le mariage se transforme en un simple morceau de papier dans le livret de famille. Avant que le juge n’annonce sa décision, et avant que l’épouse n’aille au tribunal pour demander le khula ou le divorce afin de mettre fin à ses souffrances, comme elle le dit, ce qui l’a poussée à demander le khula, il y a un autre crime commis dans l’obscurité appelé « divorce silencieux ».
C’est l’étape de la mort lente de la vie conjugale ; Là où les couples partagent les murs et le toit de la maison, les maisons se transforment en hôtels avec des chambres individuelles séparées les unes des autres. Réalisons-nous que ce silence mortel est la bombe à retardement qui ouvre la voie à un véritable divorce ou divorce ? Ces foyers, remplis d’un silence absolu ressemblant au silence des cimetières et à l’absence totale de dialogue constructif, où chacun évite de voir l’autre, sont l’image la plus dangereuse qui précède la ruée inconsidérée et ouvre la voie vers les salles d’audience, car le divorce n’est rien d’autre que l’annonce de la mort d’une relation dont les petits détails sont morts depuis longtemps ! Des chiffres choquants brisent le mur du silence : le tremblement de terre social silencieux. La réalité ne ment pas et les indicateurs officiels appellent à la réflexion. Les taux de séparation en Algérie connaissent une tendance à la hausse, et au cœur de ces indicateurs se détache le phénomène de « dislocation », qui a enregistré une augmentation significative ces dernières années. C’est un sujet de préoccupation et nécessite une pause honnête pour considérer ce phénomène avec étude et analyse afin de déterminer ses causes et ses répercussions sur la famille algérienne et la société dans son ensemble.
Le phénomène croissant du divorce : entre le droit légal et le piège de l’insouciance et de la précipitation. L’essence du phénomène croissant du divorce réside dans le décalage entre le droit garanti par le droit de la famille algérien (à l’article 54) de mettre fin à la relation conjugale sans prouver le préjudice, et l’usage parfois irresponsable de ce droit.
La facilité des procédures judiciaires de divorce par rapport au procès « demande de divorce » en soi est devenue une motivation première. Cette diarrhée reflète une profonde fragilité sociale. Plusieurs facteurs ont contribué à pousser les épouses vers ce choix, notamment le manque de sensibilisation et de qualification des bases de la construction d’une famille (tant pour le mari que pour la femme), et l’absence d’une culture de patience et de partage des responsabilités. L’influence des « médias sociaux » et du drame importé. Sommes-nous conscients que nos maisons ont été complètement piratées ? En plus des facteurs économiques et juridiques, une force douce destructrice émerge : les plateformes de réseaux sociaux et les séries étrangères. Ces plateformes agissent comme un « virus culturel », créant un plafond imaginaire d’attentes devant lequel s’effondre la réalité des simples foyers. L’épouse compare son quotidien, avec ses problèmes et ses pressions, aux modèles de relations amoureuses excessives, voire extrêmes, des drames importés, ou aux fausses « émissions de bonheur » promues par les influenceurs sur Instagram et TikTok. Ce flux continu d’images de « libération exagérée » et de « facilité de se débarrasser d’un partenaire » alimente la culture de « l’insouciance émotionnelle » et conduit à considérer le divorce non seulement comme une solution juridique, mais plutôt comme une « sortie héroïque » célébrée sur les plateformes de médias sociaux.
Ainsi, les petits désaccords se transforment en crises existentielles, car les deux partenaires ne se parlent plus, mais parlent plutôt dans le langage des écrans de téléphones portables, représentés par les plateformes de médias sociaux, quelle que soit leur influence et leur diffusion ! Les enfants sont les premières victimes et le tissu social se déchire. Les répercussions et les résultats désastreux de la multiplication des cas de divorce ne s’arrêtent pas aux frontières des époux, mais les dépassent pour frapper le cœur de la société. Les enfants sont les premières victimes, et ce sont eux qui paient le prix de « la rançon de la liberté, de la libération, voire du salut » que la femme recherche et exige.
La désintégration familiale résultant d’un divorce expose les enfants à de graves troubles psychologiques et comportementaux, et peut les pousser à dévier, ce qui menace la sécurité sociale générale et compromet la stabilité des générations futures. Cette croissance affaiblit la cohésion de la société et de ses valeurs, et transforme le concept de famille d’une « alliance solide » en un « partenariat temporaire » facile à abandonner à tout moment et pour des raisons parfois peu convaincantes et exagérées en raison du manque de sens des responsabilités. Nous devons comprendre que chaque affaire de divorce ouverte et close devant les tribunaux est une blessure profonde au cœur de la société algérienne, augmentant le fardeau des institutions étatiques chargées de la protection sociale. Activer la médiation et le rôle des imams avant les batailles judiciaires. Faire face à ce tremblement de terre social silencieux ne consiste pas à tenter de restreindre la loi, mais plutôt à changer la culture et à renforcer les institutions préventives. La médiation familiale doit constituer une première ligne de défense obligatoire avant d’accepter une demande de divorce. Les associations de médiation familiale devraient être transformées en institutions dotées du pouvoir de conciliation et d’accompagnement obligatoires, en adoptant un programme national qui oblige les époux en conflit, avant d’accepter une action en divorce, à assister à au moins trois séances de réconciliation guidées intensives et documentées sous la supervision de spécialistes psychologiques et juridiques qualifiés et d’imams.
En parallèle, les imams des mosquées doivent retrouver leur rôle de « juges de paix » populaires. Leur rôle ne se limite pas au discours de prédication publique, mais s’étend plutôt à l’intervention directe et privée à travers la mise en place de « cellules familiales d’écoute et d’orientation » au sein des espaces de la mosquée, qui fournissent des conseils confidentiels et neutres, basés sur la jurisprudence familiale et la réalité de la société, afin que la mosquée devienne non seulement un lieu de culte, mais une forteresse sociale qui préserve l’alliance stricte d’une désintégration rapide. Un appel au recrutement et à une action rapide et efficace. L’augmentation insensée des taux de divorce et de divorce appelle à la solidarité nationale aujourd’hui et demain pour reconstruire le concept du mariage sur les bases de l’affection, du respect et de la responsabilité partagée. Tout le monde, de la famille aux institutions officielles juridiques, législatives et religieuses, doit comprendre que chercher à se libérer de la « dure alliance » en demandant le divorce est une affaire perdue pour tout le monde, et que la chose la plus précieuse que nous ayons est la cohésion de nos foyers. Arrêtons-nous et réfléchissons à ce que nous sommes conscients des conséquences de la précipitation, et investissons dans la sensibilisation et la qualification, pour que la « charte dure » devienne vraiment dure et que les foyers algériens deviennent des forteresses imprenables, dignes de l’authenticité de ce peuple.
Professeur Boualem Zayan.
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