
Quelle trivialité ? Ce n’est pas le contraire de l’intelligence, comme le pensent les paresseux, mais plutôt le contraire du sens. C’est lorsqu’une idée se transforme en écho, qu’une question est remplacée par des applaudissements et que la lumière se mesure au nombre de ses adeptes, et non à sa lueur intérieure.
L’insignifiance n’est pas dans les choses, mais dans notre regard sur elles lorsque nous perdons le sens de l’étonnement.
À une époque où les cris devenaient discours et le néant un événement, A’ : « La trivialité est devenue une doctrine de vie, et ceux qui ont traversé la surface ont commencé à être honorés au nom du réalisme.
L’esprit a pris de longues vacances et le cœur est devenu le serviteur d’une image qui brille plus qu’il ne le pense.
La mesquinerie politique distribue des promesses comme on distribue du sucre lors d’un enterrement.
La trivialité de l’intellectuel écrit ce que le public applaudit, non ce qui l’éveille. La trivialité des religieux chante Dieu à haute voix tout en le négligeant dans les détails, et la trivialité des modernes détruit tout pour s’asseoir sur les décombres, pensant qu’Il est le plus haut.
Ce sont tous les aspects d’une même chose : la perte de sens.
Celui qui ne sait pas (pourquoi) il vit vivra de toute façon (comment).
Le jour où le Prophète, paix et bénédictions sur lui, a dit : Dieu ne regarde pas vos images ni vos corps, mais plutôt vos cœurs et vos actes. Il ouvrait une porte à la pensée avant la naissance de la philosophie moderne.
Le jour où Omar a dit : Que Dieu ait pitié de l’homme qui m’a signalé mes défauts, il était en train d’établir l’éthique de la critique avant que les livres modernes ne l’écrivent.
Le jour où Ali ben Abi Talib est resté silencieux face au mensonge, il savait que le silence est parfois plus fort que la rhétorique.
Ils croyaient que la civilisation ne consistait pas à construire des villes, mais à raffiner l’âme.
La grandeur ne réside pas dans la renommée, mais dans la cohérence secrète et publique. Lorsque la profondeur est vaincue, comme c’est le cas aujourd’hui, nous mémorisons les noms des chanteurs et oublions les noms des érudits. Nous nous réveillons avec une nouvelle image et dormons dans un vide plus profond.
Les écrans donnent naissance à des petits dieux et les mots sont utilisés comme décoration et non comme pont vers la vérité.
Nous avons commencé à organiser des fêtes pour couronner l’absurdité, et nous avons été surpris de voir à quel point le monde qui nous entourait était ennuyeux.
La volonté comme acte de survie. Kant disait : La liberté ne se donne pas, mais s’acquiert par un effort moral.
Ainsi, la surface ne peut être vaincue que par la profondeur, et la trivialité ne peut être vaincue que par la conscience qui contemple avant de déclarer.
Celui qui résiste à sa mesquinerie intérieure devient supérieur aux clowns extérieurs.
La bataille ne se déroule pas à l’extérieur, mais à l’intérieur, dans la distance entre ce que nous savons et ce que nous faisons.
Saladin n’a pas conquis Jérusalem seulement avec l’épée, mais avec patience, foi et réflexion.
Ibn Rushd n’a pas négocié la théologie avec des querelles, mais plutôt avec une raison éclairée. Lorsque le Prophète, paix et bénédictions sur lui, s’adressait au cœur des gens avant à leur esprit,
Il réorganisait le monde de l’intérieur vers l’extérieur, de l’intention à l’action, de la conscience à l’histoire.
L’insignifiance n’est pas un ennemi extérieur à nous, mais plutôt notre ombre si les lumières de notre conscience s’éteignent.
C’est à ce moment-là que nous choisissons la facilité plutôt que la beauté, la rapidité plutôt que la compréhension et les applaudissements plutôt que la vérité. Mais celui qui réalise son ombre réalise que la lumière est possible.
La véritable révolution n’est pas toujours dans la rue, mais parfois dans le silence qui précède la parole. Dans tout cœur qui refuse d’être une copie de la médiocrité publique, et dans tout esprit qui s’obstine à penser malgré le néant.
C’est ainsi que commence la résistance à la trivialité : en choisissant le sens, même si l’on perd le monde.
Et pour vivre comme le Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui, a dit : Dieu aime que lorsque l’un de vous fait un travail, il le fasse bien.
La perfection est le dernier bastion de la beauté à une époque où la laideur est devenue la norme.
Nous ne combattons pas la trivialité par la haine, mais par la profondeur, et nous ne gagnons pas en surface par le bruit, mais par le silence conscient.
Quiconque se souvient que le sens est plus lourd que l’image, que la perspicacité est plus brillante que l’étincelle, fait partie de ceux qui résistent non seulement par les mots, mais par la vie elle-même.
Lorsque les gens sombrent dans la trivialité, des révolutions de sens naissent de leur ventre.
L’histoire ne naît pas des livres, mais d’une conscience blessée qui refuse de se laisser écraser.
En Algérie, les pauvres sortaient pieds nus mais le cœur plein de ciel, et en Palestine, l’enfant lève encore une petite pierre face au monde comme pour dire : Le sens est invincible, même si la lumière disparaît.
La révolution n’est pas seulement un événement politique, mais un acte de prise de conscience contre la banalité universelle. Quand le martyr algérien criait « Vive l’Algérie »,
Il ne réclamait pas la patrie territoriale, mais la dignité en tant qu’idée qui ne meurt jamais.
Lorsqu’un Palestinien prie sous les décombres, il déclare que la foi dans le sens est plus forte que toutes les bombes.
Résister aujourd’hui à la trivialité est une extension de ces révolutions.
Celui qui écrit honnêtement, qui enseigne avec intégrité, qui plante un arbre dans une terre assoiffée, est celui qui achève ce que les Moudjahidines ont commencé, car le sens ne s’hérite pas, mais est plutôt redécouvert à chaque génération.
Dès lors, la voix de la révolution algérienne continue de répondre à la question du philosophe : l’esprit peut-il triompher de la matière ?
Oui, quand une personne a une conscience debout et non un corps couché.
Quand écrire est un combat contre l’oubli, la plume devient la dernière arme face à la médiocrité.
Écrit par : A. Rabeh Belhamdi
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