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Dans l’absurdité et les questions d’accès ou lorsqu’il n’y a pas de réponse claire

 

Écrit par : Islam Khunish

Le 25 du mois dernier, le Théâtre régional d’El Alma a assisté à la représentation honorifique de la pièce « Paradoxe », adaptée et mise en scène par Halim Zadam. L’adaptation provient du texte original de Fernando Arrabal, « Fondos et Liz », qui tourne autour de l’absurdité de la vie et du dilemme d’atteindre ses objectifs dans la vie. Cependant, le metteur en scène algérien a tenté de donner un contexte différent à la pièce, où il a donné au spectacle un axe parallèle qui sera directement lié aux spécificités de la société, et où la bande sonore et la scénographie seront un élément central du spectacle. Chacun d’eux a un format artistique en plusieurs étapes.

Dans l’ambiance froide qui caractérise la ville d’El-Alma, le spectacle a débuté au milieu de l’enthousiasme d’un public nombreux qui attendait la naissance du spectacle. Le scalpel du réalisateur commence par un prologue qui tente de répandre l’absurdité du premier regard à travers l’atmosphère d’un cimetière montrant la mort d’une femme et de son mari pleurant sur elle, et à partir d’un fond choisi et de l’apparition des mouvements des acteurs principaux, l’infirme Louise et son mari qui tentent de se précipiter pour atteindre quelque chose mais ils tournent au même endroit. La symbolique du lieu et du but commencera à partir de là, en ne s’exposant pas à un obstacle précis, mais elle renverse tout cela. Réaliser quelque chose, est-ce atteindre le but ultime ? Ou le chemin qui y mène est-il plus important étant donné l’impossibilité d’y parvenir parfois ? Ces questions seront présentes dès le début dans l’esprit du spectateur.

Le spectacle sera limité à six acteurs qui tenteront de manière centrale d’aborder le thème de l’absurdité. Quant à Louisa, en tant que personnage complexe de la série, elle s’écartera quelque peu du sujet et mettra également en avant la question des femmes dans la société, et à partir de là, nous suivrons davantage la touche du réalisateur dans le texte. Le spectacle passera par plusieurs étapes au cours desquelles le couple aura une conversation, entrecoupée à chaque fois de l’apparition de trois hommes et d’une femme qui tentent également de l’atteindre, mais ils ne feront que se retourner dans le même champ et parler de choses qui semblent incompréhensibles mais donnent une impression d’absurdité, comme dire : « Nous ne sommes pas arrivés, nous ne pouvons pas l’atteindre, et pourquoi marchons-nous correctement et nous ne sommes pas arrivés ? Ainsi, le chemin de ces personnages construira le destin qui nous suit dans la vie, et même si aucun d’entre eux ne connaît le chemin et essaie de le chercher ensemble, ils n’y arriveront pas. Ce sont quelques-uns des chemins que construit l’idée du spectacle, mais nous essaierons de comprendre certaines des représentations et des formats du spectacle.

En ce qui concerne la relation de couple, Louisa se présente comme une femme paralysée qui souffre dans un fauteuil roulant, mais son mari Didi lui enchaînera la jambe. Cela semble être une contradiction dans la construction de l’image, alors qu’il pourrait s’agir d’une construction artistique pour mettre en évidence la contradiction en essayant de toucher à l’absurde, car Louisa s’adresse à son mari : « Pourquoi m’enchaînes-tu ? Elle essaie de s’élever, et de là on peut comprendre l’image de l’oppression qu’elle subit aussi parce qu’elle est restreinte, alors qu’elle se croit capable de s’élever si elle n’est pas liée à la chaîne. Cela est peut-être lié à l’idée des femmes dans la société, où elles s’efforcent de comprendre le contexte dans lequel elles vivent, ce qui les restreint dans de nombreux cas. Même s’il existe un désir de briser ces restrictions, il se heurte au refus de l’homme de le faire. Il semble qu’à travers cette dualité entre la question constante de l’absurdité et la question des femmes ici, le réalisateur essaie de construire l’idée, en essayant de concilier les deux sujets en douceur, et peut-être que je ressens un peu de fluctuation à certains niveaux, notamment dans le dernier tiers du spectacle, où l’idée a besoin d’être développée.

Concernant la symbolique également, le profil des autres personnages apparaît différent. L’un des hommes apparaît comme un intellectuel qui parle en arabe classique et soulève des questions existentielles, un autre homme en tenue élégante suit le chemin du groupe, un autre homme montre des signes de féminité dans son discours, sa démarche et ses décisions, et une fille semble être celle qui les commande et ils suivent sa parole, en forme de contrepoint au personnage de Louisa.

Nous tenterons ici de comprendre les symboliques que suggèrent les personnages, à travers le comportement du jeune homme qui montre des signes de féminité. Cette image semble être utilisée pour tenter de créer un espace social pour cette catégorie, étant donné que le choix des personnages semble différent, et que l’ensemble du spectacle ne tente pas d’aborder la question de cette catégorie, on peut donc constater que l’emploi est une image de son existence. Ici, nous pouvons voir un autre niveau dans la mesure où cette inclusion pourrait menacer la soi-disant critique morale qui tentera de saper ce cheminement du spectacle parce qu’elle théorise indirectement cette situation, et il y a une autre critique qui tentera de la comprendre à travers la liberté du théâtre d’employer les questions de tabou et de genre.

La pièce « Paradoxe » semble différente du processus théâtral national, car elle aborde l’une des questions philosophiques les plus dangereuses et les plus profondes, et la tentative de donner au théâtre algérien le chemin vers cette question enrichit l’expérience théâtrale et donne au spectateur un espace pour réfléchir et donner suite à ces questions qui le préoccupent. Enfin, il faut saluer l’équipe du spectacle et saluer en particulier le jeu du jeune homme Hicham Kerkah, qui a joué le rôle de Didi de manière distinctive, afin que le spectateur puisse ressentir à quel point le personnage de Didi a mangé l’acteur, que ce soit dans les mouvements, dans la parole ou dans l’expression de son impuissance. Au final, il a donné une représentation éblouissante, et bravo au réalisateur Halim Zadam pour son choix de ce texte profond et différent.

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