
Dès les premiers jours du Ramadan, les médias français ont lancé une campagne féroce contre l’Algérie, après que l’Algérie ait envoyé un groupe d’imams algériens pour superviser et organiser les prières dans certaines mosquées françaises à l’occasion de cette sainte occasion. Il s’agit d’une initiative qui a été largement saluée et saluée par la population de la communauté ainsi que par les instances actives sur place, notamment la Grande Mosquée de Paris, qui l’a saluée et a remercié le Président de la République pour son souci constant de poursuivre cette démarche, malgré une grave crise diplomatique qui a éclaté avec Paris il y a plus de deux ans.
En tant que l’un des médias français les plus importants aux idéologies anti-algériennes et anti-musulmanes, il a accueilli le «Actualités C« Dans un de ses journaux, un journaliste d’origine arabe a vivement critiqué l’Algérie pour avoir envoyé un groupe d’imams algériens dans les mosquées françaises pendant le mois sacré du Ramadan. Le dénommé Karim Maloum a dénoncé cette démarche, affirmant que « ces imams envoyés dans les mosquées françaises portent des idées et des discours qui ont été édités par le ministère des Affaires religieuses, dans le cadre des efforts d’organisation de la communauté musulmane résidant en France, alors qu’eux-mêmes n’ont pris aucune mesure à ce sujet ». Le journaliste, qui adhère aux idées de l’extrême droite, a également ajouté que « la communauté musulmane de France se nourrit aujourd’hui d’idées séparatistes et radicales, et d’autres liées à l’islam politique ainsi qu’à l’anti-laïcité, et dans un instant, nous faisons appel à ces imams qui ignorent l’histoire de France et ses problèmes, pour nous fournir des explications sur la façon de coexister les uns avec les autres en France, et là de nombreuses questions se posent devant le gouvernement français », dit-il.
En pleine crise diplomatique entre Paris et l’Algérie, l’arrivée d’imams algériens pour superviser les prières du Ramadan en France a suscité une large polémique. Il s’agit cependant d’une tradition qui existe toujours et qui diffère du système des imams délégués aboli début 2024. Des imams algériens seront chargés de superviser les prières, ce qui coïncidera avec le début du mois de Ramadan mercredi dernier. Cependant, cette annonce, qui intervient à la lumière de la crise diplomatique entre la France et l’Algérie, a suscité une large controverse dans le monde, notamment au sein de l’extrême droite et de ses partisans, qui saisissent toute opportunité pour lancer des campagnes systématiques d’hostilité et d’escalade contre l’Algérie.
A l’occasion de l’avènement du mois de Ramadan, le doyen de la Grande Mosquée de Paris, Shams Eddine Hafid, a remercié l’Algérie et le président de la République d’avoir envoyé des imams algériens dans les mosquées françaises, déclarant : « Je tiens à remercier le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour son souci constant de perpétuer cette tradition d’envoyer des imams algériens ici, à la Grande Mosquée de Paris, pour encadrer la communauté musulmane ici en France ». Le doyen a déclaré dans un clip vidéo : « Je voudrais d’abord remercier les autorités algériennes, car nous venons de recevoir des imams tarawih qui feront la joie des cœurs de la communauté musulmane de France ».
Le doyen de la plus grande institution islamique de France a expliqué : « Ces imams viennent guider la communauté musulmane lors des prières de Tarawih », annonçant dans ce contexte « le lancement d’une aide aux publics les plus nécessiteux, en organisant la distribution de repas tout au long du mois de Ramadan à la Grande Mosquée de Paris et dans plusieurs régions de France ».
Chaque année, et uniquement pendant le mois de jeûne, des imams étrangers sont effectivement reçus sur le sol français, et ils bénéficient de visas temporaires, dans le cadre de tâches précises et pour de courtes durées. Cela n’a rien à voir avec le système des imams délégués, qui sont des prédicateurs résidant de manière permanente en France et recevant leurs salaires de l’étranger. Ce système a été suspendu à compter du 1er janvier 2024, suite à une décision gouvernementale visant à réduire les influences étrangères sur les affaires religieuses. Quant aux imams du Ramadan, ils partent au bout de quelques semaines, et c’est une tradition qui perdure malgré la crise existante entre Paris et l’Algérie. Les relations diplomatiques sont tendues, mais la coopération religieuse demeure.
Les relations algéro-françaises se sont considérablement dégradées depuis l’été 2024, suite à la reconnaissance par la France de la prétendue souveraineté marocaine sur les territoires occupés du Sahara occidental, zone sujette à un différend international et classée dans le cadre de la décolonisation. L’Algérie avait précédemment rappelé son ambassadeur à Paris, Saïd Moussi, en août 2024, pour protester contre le départ de la France de sa neutralité dans la question du Sahara occidental et considérant le prétendu plan d’autonomie du Maroc comme « la seule solution » au conflit. En avril 2025, la France a à son tour convoqué à Paris son ambassadeur en Algérie, Stéphane Romatet, pour des consultations, à la suite d’une grave crise caractérisée par l’expulsion mutuelle de responsables diplomatiques.
Il y a deux ans, les crises se sont poursuivies entre Paris et l’Algérie, avec l’intensité des campagnes françaises d’escalade et d’hostilité envers l’Algérie, notamment Paris accusant un diplomate algérien d’avoir tenté d’enlever un activiste des réseaux sociaux résidant en France accusé de terrorisme. L’Algérie a répondu fin avril 2025, en expulsant douze employés de l’ambassade de France en Algérie, et la même mesure a été prise pour Paris, ce qui était alors lu comme une tension « sans précédent » dans les relations. « Algérien français ces dernières années.
Récemment, l’Algérie a déclaré l’ambassadeur de France, Stéphane Romatet, « persona non grata » sur fond de déclarations qu’il a faites lors d’une émission télévisée en France sur les relations algéro-françaises. Mais la récente visite du ministre français de l’Intérieur Laurent Nunez en Algérie ouvrirait une nouvelle page de relations fondées sur la coopération et les intérêts communs si un règlement à l’amiable des différends entre les deux parties était trouvé.
Abdo.H
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