
Aujourd’hui, l’Algérie, avec l’adoption de la numérisation, mène une guerre acharnée contre la bureaucratie administrative, terriblement répandue au niveau des différents départements et organismes, et qui a toujours été la principale raison de l’aggravation de la situation des citoyens, entravant les investissements et les empêchant d’accéder à la stabilité dans le pays, comme le Président de la République a souligné à plusieurs reprises la nécessité de freiner la propagation de ces pratiques bureaucratiques qui ne servent ni l’intérêt du citoyen ni l’économie algérienne, appelant à l’adoption de la numérisation comme une solution de base à ces obstacles, compte tenu de son rôle dans la réduction des procédures et des documents, et dans la facilitation de la vie quotidienne des citoyens.
Considérant que l’agriculture et la pêche sont considérées parmi les secteurs stratégiques dans lesquels le Président Tebboune a souligné la nécessité de lever tous les obstacles administratifs et bureaucratiques auxquels sont confrontés les agriculteurs et les investisseurs, en accélérant la numérisation et en renforçant la technologie à toutes les étapes de traitement des dossiers, la nomination du ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Yassine Mahdi Walid, à la tête du secteur, s’inscrit dans cette tendance gouvernementale, compte tenu de son parcours et de sa vaste activité dans le domaine des entreprises émergentes et de la numérisation, puisqu’il occupait auparavant le poste de ministre délégué auprès du Premier ministre. Ministre chargé des entreprises émergentes et de l’économie. Savoir, puis ministre de l’Économie de la connaissance, des Entreprises émergentes et des Micro-entreprises, faisant ainsi de la digitalisation du secteur agricole l’une de ses grandes priorités, en ligne avec les orientations du gouvernement, et en réponse aux engagements du Président de la République.
Ouvrez le feu sur la bureaucratie.
Dans ce contexte, le ministre de l’Agriculture, Yassine Walid, a ouvert le feu sur la bureaucratie encore constatée dans certaines administrations algériennes, confirmant que son département ministériel a pris un certain nombre de mesures pour la combattre, soulignant dans un message sur sa page officielle « Facebook » qu’« il n’est jamais possible de construire une économie forte avec une culture du « wali de demain ». justifications, soulignant que « ce n’est plus un secret pour personne que les bureaucrates sont très doués en matière d’argumentation ».
Le ministre a également souligné, dans sa publication, que l’une des priorités du secteur agricole aujourd’hui comprend la réduction du fardeau administratif des agriculteurs à travers une série de mesures, principalement représentées par la simplification des procédures administratives et l’élimination des inutiles, la numérisation de tous les chemins administratifs, la fixation de délais clairs pour l’étude des dossiers, ainsi que l’adoption d’indicateurs clés de performance (KPI) pour tous les fonctionnaires au niveau local, en plus d’accorder de plus grandes opportunités aux jeunes talents. Dans ce contexte, le ministre a souligné que l’agriculture contribue aujourd’hui à 15 pour cent du produit intérieur brut (PIB), soulignant que « toute obstruction aux intérêts des agriculteurs constitue un préjudice direct à l’économie nationale ».
Avec une production de 37 milliards de dollars, le secteur agricole algérien a réalisé un saut qualitatif qui le place au deuxième rang en termes de contribution au produit intérieur brut (PIB) avec 15% après le secteur des hydrocarbures. Cette réussite a été obtenue grâce au soutien continu du gouvernement, qui a notamment augmenté les prix d’achat des céréales et des légumineuses auprès des agriculteurs et augmenté le pourcentage de subventions aux engrais à 50 % de leur prix de référence, ce qui a aidé les agriculteurs à faire face aux fluctuations des prix sur les marchés internationaux. L’extension du réseau électrique à des dizaines de milliers de fermes et de zones agricoles a également joué un rôle majeur dans l’amélioration de la productivité.
Parier sur la digitalisation…
L’Algérie mise beaucoup sur la numérisation comme pilier fondamental pour faire progresser le secteur agricole et le renforcer davantage afin qu’il devienne un affluent essentiel de l’économie nationale en dehors du secteur des hydrocarbures. Peut-être que la récente visite qui a conduit le ministre de l’Agriculture et de la Pêche dans l’État de Blida, et qui a suscité une vague de controverses, en raison de la révélation d’une des pratiques administratives bureaucratiques, reflète une grande volonté de renforcer ce secteur et de le relier au numérique de manière à accroître la transparence et à fermer les portes à tous les bureaucrates et opportunistes, qui nuisent au secteur et entravent les projets et les investissements, à un moment où le pays en a cruellement besoin pour atteindre les niveaux de sécurité alimentaire les plus élevés souhaités, à la lumière des défis climatiques croissants. Ainsi que des variables géopolitiques, qui poussent les prix des biens de consommation, y compris des cultures agricoles stratégiques, à des niveaux records.
Dans ce contexte, le ministre de l’Agriculture a effectué il y a quelques jours une visite dans l’Etat de Blida, qui s’est soldée par la cessation des fonctions du directeur de la chambre agricole de l’Etat. L’incident est dû à l’intervention du ministre en faveur d’un citoyen dans le but de lui accorder une carte Falah, qui est un document nécessaire pour exercer une activité et bénéficier des mécanismes d’accompagnement. Cependant, le responsable concerné a refusé de le remettre le même jour, sous prétexte de démarches administratives, et a déclaré au citoyen dans une déclaration qu’il ne l’obtiendrait pas ce jour-là. Le comportement du fonctionnaire licencié entre dans la catégorie de l’obstruction administrative et bureaucratique.
La digitalisation de l’agriculture fait partie des priorités du Président de la République
Le ministre de l’Agriculture, Yassin Walid, avait auparavant misé sur la digitalisation du secteur, puisqu’il a pris ses fonctions en septembre dernier après avoir accédé au poste de ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels. Walid a souligné que la numérisation sera un outil efficace qui contribuera à résoudre les problèmes chroniques liés au secteur agricole, en facilitant l’accès aux données et en améliorant la gestion des ressources. Comme il l’a souligné dans des déclarations précédentes, le ministère de l’Agriculture cherche à développer une politique du secteur public ayant un réel impact sur le terrain, afin qu’elle soit réaliste et compatible avec les exigences de la réalité agricole.
Estimant que le dossier de la digitalisation de l’agriculture est le pari du Président de la République, le Président Tebboune a placé le dossier de la mécanisation agricole en tête des priorités de l’exécutif, lors du Conseil des ministres qu’il a présidé en sa qualité de Commandant suprême des forces armées et ministre de la Défense nationale, en février dernier, où il a souligné la nécessité de libérer immédiatement le secteur agricole de la tendance bureaucratique qui entrave sa rentabilité. Passer de la logique des mesures d’obstruction à la logique du service direct sur le terrain aux agriculteurs. Le message central issu du Conseil des ministres est de passer d’une approche administrative lourde à une dynamique de terrain flexible, qui fasse des coopératives un outil organisationnel pour mutualiser les ressources et faciliter l’accès aux services techniques, au lieu de maintenir l’agriculture en otage de longues procédures et de complexités réglementaires. L’augmentation des rendements de production n’est pas seulement liée à l’expansion des zones cultivées, mais également à l’amélioration de l’efficacité de l’exploitation grâce à une mécanisation moderne et à une intervention opportune au cours des différentes étapes du cycle agricole. En outre, le Président de la République a précédemment demandé au gouvernement d’accélérer immédiatement le chemin de la numérisation et des statistiques précises comme système de travail de base dans tous les secteurs, en particulier dans les domaines de la propriété de l’État, des impôts, des douanes et du budget, de manière à contribuer à améliorer la transparence, à lutter contre la corruption et à freiner toutes les pratiques suspectes qui entravent les investissements dans l’économie nationale.
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