
Paris attend avec impatience les résultats de la visite de son ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, qui a atterri hier en Algérie pour une visite de deux jours. La France attend une lueur d’espoir pour sauver ses investissements restants sur le sol algérien, qui n’ont aujourd’hui pas dépassé 2,3 milliards de dollars, représentant 423 entreprises, dont les plus grandes sont le groupe pétrolier Total, Sanofi Pharmaceuticals et Lafarge Cement, outre d’autres banques, à savoir la Banque B. NB Paribas, la Société Générale et la Banque de France, mais en Algérie, les analystes politiques et les experts en relations internationales voient dans la visite du responsable français une volonté française de relancer une relation forte avec l’Algérie et même la développer plus largement.
Cette visite intervient après la dernière visite effectuée par l’ancien ministre français Gérald Darmanin fin 2022. Avant de partir pour l’Algérie, Nunez a confirmé hier matin dans une déclaration à la radio France Inter qu’il se dirigeait « dans un esprit constructif » pour discuter des dossiers sécuritaires sensibles et relancer le dialogue.
Au cours de deux jours complets d’entretiens, le responsable français aspire à renouer la coopération bilatérale dans les domaines de l’immigration, de la lutte contre le crime organisé et du trafic de drogue, malgré les tensions politiques persistantes entre les deux pays. Selon des sources médiatiques françaises, Nunes se rendra en Algérie à la tête d’une délégation sécuritaire de haut niveau comprenant de hauts responsables des agences, témoignant du caractère pratique de la visite et de la volonté de Paris d’obtenir des avancées tangibles sur le terrain.
Le ministre français a expliqué : « Je rencontrerai le ministre algérien de l’Intérieur qui m’a invité et nous passerons donc en revue tous les sujets de discussion actuels, notamment les questions d’immigration, de sécurité et de trafic de drogue », sans confirmer une rencontre avec le président Abdelmadjid Tebboune. Il a ajouté : « J’aborde cette démarche dans un esprit très constructif et je suis déterminé à progresser et à réactiver la relation sécuritaire avec l’Algérie, et même au-delà, bien sûr ».
Concernant le dossier du journaliste sportif français Christophe Glez, condamné à sept ans de prison pour apologie du terrorisme, le ministre de l’Intérieur a répondu qu' »une procédure judiciaire est en cours en Algérie », soulignant qu’il se rend en Algérie pour discuter de « questions de sécurité ».
La visite en cours a été précédée d’une intense activité diplomatique menée par l’ancienne ministre socialiste Ségolène Royal, qui s’est rendue en Algérie en sa qualité de présidente de l’Association France-Algérie, pour tenter de créer le climat politique et d’ouvrir la voie à la reprise du dialogue entre les deux pays. Parallèlement à cette visite, l’Organisation patronale française devrait tenir aujourd’hui mardi une importante réunion du Conseil d’affaires France-Algérie, avec la participation de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, pour discuter de l’organisation d’une visite en Algérie et de l’organisation du retour des entreprises françaises sur le marché. Algérien, d’autant que ce marché reste porteur pour les entreprises françaises qui ont été fortement touchées par la crise politique entre l’Algérie et Paris.
Malgré cet intense mouvement diplomatique, qu’il soit lié à la visite de Ségolène Royal, aux efforts du « MEDAF », ou encore à la visite prochaine du ministre français de l’Intérieur, nous ne pouvons être certains du succès de la visite et de sa capacité à surmonter la profonde crise politique entre les deux pays. La déclaration faite par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en réponse aux exigences du ministre français de l’Intérieur, et la fermeté affichée par l’Algérie dans le traitement de nombreux dossiers, comme le dossier des migrants expulsés et l’extradition des personnes recherchées par la justice algérienne, sans oublier la question de la mémoire entre les deux pays, car il s’agit d’une question épineuse et fondamentale qui ne se négocie pas, il y a très peu d’optimisme et d’espoir pour le succès du projet de Laurent Nuñez. visite, et c’est peut-être le même scénario qui s’est produit lors de la visite du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot en Algérie en avril 2025 et de la secrétaire générale du ministère français des Affaires étrangères, Anne-Marie Discot, en novembre dernier. Au contraire, la crise s’est de plus en plus intensifiée après les deux visites.
Dimanche dernier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a répondu dans une interview à la télévision algérienne que son pays n’était pas concerné par les conditions préalables évoquées par le ministre français de l’Intérieur, et il a déclaré : « Cette affaire le concerne et cela ne nous concerne pas. S’il veut venir en Algérie, il est le bienvenu », soulignant le maintien de l’Algérie sur sa position consistant à « refuser d’expulser les ressortissants algériens comme le souhaite la France, sans leur permettre d’exercer pleinement leurs droits à l’immigration ». plaider en France et faire appel de leurs décisions d’expulsion. » Chaque fois que la France les enverra, nous les rendrons, et qu’il soit clair que celui qui veut insulter l’Algérie n’est pas encore né de sa mère.»
Fouad Q.
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