
Selon les données, les allocations de soutien en Algérie se sont élevées à environ 46,3 milliards de dollars sur des dépenses publiques totales estimées à 135,7 milliards de dollars, soit l’équivalent de 34,1 pour cent, soit le pourcentage le plus élevé du monde arabe. Le soutien algérien se concentre principalement sur les produits alimentaires de base, l’énergie et le logement, dans le cadre d’une politique sociale visant à maintenir la stabilité de vie et à réduire l’impact de l’inflation sur les groupes à faible revenu. Ce niveau élevé de soutien est considéré comme un choix stratégique pour l’État, malgré le débat qu’il suscite sur son coût budgétaire et la nécessité de le réformer progressivement pour l’orienter davantage vers les groupes éligibles.
En deuxième position vient le Koweït avec un taux de soutien de 29,7 pour cent, puisqu’il a alloué environ 23,74 milliards de dollars de soutien sur des dépenses totales de 79,8 milliards de dollars. Ce chiffre reflète la poursuite du modèle d’État-providence dépendant des revenus pétroliers, dans la mesure où le soutien koweïtien comprend le carburant, l’électricité, l’approvisionnement alimentaire et les services de base. Malgré ses excédents financiers, le Koweït est confronté à des défis liés à la durabilité de ce modèle à la lumière de l’évolution mondiale vers les énergies propres.
Quant à Bahreïn, il a enregistré un taux de soutien de 16,5 pour cent, avec une valeur de 1,98 milliard de dollars sur 12,03 milliards de dollars de dépenses totales. Ce pourcentage s’inscrit dans le contexte des efforts du gouvernement pour équilibrer les réformes financières avec la préservation des réseaux de sécurité sociale, en particulier après la mise en œuvre de la taxe sur la valeur ajoutée et la suppression de certaines formes de soutien auparavant.
En Afrique du Nord, la Tunisie arrive avec 15,4 pour cent, les allocations de soutien s’élevant à 3,4 milliards de dollars sur des dépenses publiques de 22 milliards de dollars. La Tunisie souffre depuis des années de fortes pressions financières qui l’ont poussée à revoir son système de soutien, notamment dans les secteurs énergétique et alimentaire, dans le cadre des programmes de réformes liés aux institutions financières internationales.
À son tour, Oman a alloué environ 3,7 milliards de dollars au soutien sur des dépenses totales de 31,2 milliards de dollars, soit 11,8 pour cent, dans le cadre d’une politique budgétaire qui cherche à atteindre un équilibre entre la stabilité sociale et la réduction du déficit. Cette politique s’inscrit dans une vision économique plus large visant à diversifier les sources de revenus hors pétrole.
En Égypte, le volume du soutien s’est élevé à 8,32 milliards de dollars sur des dépenses totales de 97,5 milliards de dollars, soit 8,6 pour cent. Ces dernières années, le Caire a eu tendance à restructurer le système de soutien, notamment énergétique, tout en élargissant les programmes de soutien direct en espèces pour les familles les plus nécessiteuses.
Quant à l’Irak, il a alloué 12,04 milliards de dollars de soutien sur 151,2 milliards de dollars de dépenses publiques, à raison de 8 %, bénéficiant d’importants revenus pétroliers, mais en retour, il est confronté à des défis liés à l’efficacité de la distribution du soutien et à la garantie qu’il parvienne à ceux qui le méritent.
Le Maroc a enregistré un taux de soutien de 7,4 pour cent, d’une valeur de 5,62 milliards de dollars sur des dépenses totales de 76,1 milliards de dollars, après avoir lancé une réforme progressive du système de compensation et l’avoir compensé par des programmes de soutien social direct. Dans le même contexte, la Jordanie n’a obtenu que 6 %, le volume du soutien s’élevant à 1,11 milliard de dollars sur des dépenses publiques de 18,47 milliards de dollars, compte tenu de ressources limitées et de l’adoption de politiques financières prudentes.
Il convient de noter que la carte du soutien gouvernemental pour 2026 confirme que les politiques sociales et économiques dans la région sont encore largement liées à la capacité financière des pays et à leurs choix politiques, à un moment où la pression augmente pour réformer les systèmes de soutien et les rendre plus efficaces et plus équitables. L’expérience algérienne reste la plus marquante du monde arabe en termes de montant des soutiens, ce qui la met face au défi du maintien de ce rôle social tout en assurant la soutenabilité des finances publiques dans les années à venir. Fahima. pour
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