Economie

Ainsi, le gazoduc transsaharien est devenu une extension de la sécurité nationale européenne.

oussama

Dans une reconnaissance internationale explicite du poids géopolitique croissant de l’Algérie, le ministre italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Beccito Frattin, a confirmé que le projet de gazoduc transsaharien (TSGP), qui relie le Nigeria à l’Algérie et jusqu’à l’Europe, n’est pas seulement un projet commercial, mais plutôt une « bouée de sauvetage » stratégique et étonnamment techniquement réalisable.

Lors d’un colloque de haut niveau sur la connexion des continents, le ministre a expliqué à l’agence italienne « Nova » que ce gazoduc représente la véritable garantie pour les marchés européens, qui se précipitent aujourd’hui pour sécuriser leurs approvisionnements à l’abri des fluctuations des crises mondiales. La plus grande importance de ce projet réside dans ses chiffres, qualifiés de « géants ». La ligne s’étend sur une distance de plus de 4 128 kilomètres, pour un coût d’investissement estimé à environ 13 milliards de dollars.

Le projet devrait pomper une énorme capacité de transport annuelle pouvant atteindre 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel, ce qui en fera le concurrent le plus puissant pour répondre aux besoins du Vieux Continent et un axe essentiel du plan italien « Matai » visant à transformer Rome en une porte d’entrée majeure pour l’énergie africaine. Quant au rôle stratégique de l’Algérie, le projet conforte sa position de « Capitale énergétique méditerranéenne » et de poste de distribution incontournable à l’avenir. L’Algérie sera un « garant technique et politique » de la stabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales, profitant de sa solide infrastructure et de son réseau de pipelines s’étendant vers l’Espagne et l’Italie.

Ce positionnement donne à l’Algérie un levier stratégique et une position souveraine pour tracer la carte énergétique mondiale de l’avenir, alors que l’Algérie devient le cerveau de la liaison des ressources du continent africain aux besoins de l’industrie européenne, ce qui renforce la sécurité énergétique nationale sur les deux rives de la Méditerranée.

Le projet de gazoduc transsaharien (TSGP), reliant le Nigeria à l’Algérie via le Niger, était en tête de l’agenda de la visite de travail effectuée le 26 janvier au Niger par le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, dans le cadre du suivi des projets énergétiques stratégiques et du renforcement de la coordination régionale dans le domaine de l’énergie. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une évaluation de l’activité de Sonatrach au Niger, avec un accent particulier sur les développements du projet d’oléoduc transsaharien. En plus des dossiers de recherche et d’exploration dans la zone de Kafra au nord du pays. Les trois pays ont renouvelé leur forte volonté politique d’avancer dans la réalisation de ce projet dans des délais raisonnables, car il permettra d’acheminer, dans les meilleures conditions, 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an, à travers le réseau de gazoducs de Sonatrach, d’une longueur supérieure à 22 mille kilomètres, vers les pays de l’Union européenne.
En septembre dernier, le ministre d’État et ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Mohamed Arkab, a reçu Benedict Oramah, président de la Banque africaine d’import-export (Afrixim Bank), où ce dernier a renouvelé la disposition d’Afrexim Bank à soutenir des projets de développement dans les domaines de l’énergie, des carburants, de l’agriculture et des industries manufacturières, notant l’importance stratégique du projet de gazoduc transsaharien pour sécuriser l’approvisionnement et promouvoir le développement de la région.

Le gazoduc algéro-nigérian (TSGP) est l’un des projets stratégiques les plus importants en Afrique, avec une longueur d’environ 4 128 kilomètres, dont environ 2 200 kilomètres ont été réalisés. Le gazoduc s’étend de la ville de Warri, dans le sud du Nigeria, en passant par le Niger jusqu’au centre de distribution de gaz de la région de Hassi R’Mel en Algérie, et son budget initialement prévu atteint plus de 13 milliards de dollars. Le projet vise à transporter environ 30 milliards de mètres cubes par an de gaz nigérian vers l’Europe via l’Algérie. Le projet bénéficie d’un soutien important de la Banque africaine de développement et de l’Union. Le vieux continent, qui cherche à se passer du gaz russe, compte sur lui.

Abdo.H

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