
L’événement cinématographique conjoint algéro-italien a été lancé à la veille du samedi 24 janvier 2026, dans une ambiance culturelle particulière, malgré le temps froid et pluvieux à l’extérieur de la salle de la Cinémathèque, sous le haut patronage du ministère de la Culture et des Arts et en présence de l’ambassadeur d’Italie en Algérie. Cette date artistique s’étend sur 3 jours jusqu’au 26 janvier, en commémoration du 60ème anniversaire de la réalisation de l’immortel film historique « La Bataille d’Alger » (1966-2026), œuvre devenue un repère. Une étape importante dans la mémoire visuelle globale. Le programme a débuté avec la présentation de la célèbre cassette du réalisateur italien Gillo Pontecorvo, qui s’est appuyé sur des visages algériens non professionnels pour donner une sincérité expressive aux événements, à l’exception de l’acteur français Jean Martin, qui a joué le rôle du colonel Mathieu, commandant des parachutistes français, dans un récit dramatique qui reflète la confrontation à l’intérieur de la Kasbah d’Alger en 1957 entre les forces d’occupation françaises et les moudjahidines du Front de libération nationale, dans un visuel réaliste. un style proche de l’esprit documentaire qui réincarnait des faits réels de la révolution de libération contre le colonialisme qui a duré plus d’un siècle et tiers, après que l’État algérien de l’époque ait mis les quartiers et les rues de la capitale à la disposition de l’équipe de travail pour produire le film comme référence visuelle documentant une étape charnière de l’histoire de la lutte nationale et incarnant l’esprit de résistance populaire. Malgré les restrictions auxquelles il a été soumis en France lors de sa première sortie, sa diffusion a ensuite été autorisée en 1971, puis a retrouvé sa présence internationale en 2004, 40 ans après sa production, le classant parmi les films politiques les plus marquants de l’histoire du cinéma.
Dans le cadre des Journées du cinéma algéro-italien, qui s’étendent du 24 au 26 janvier, la Cinémathèque algérienne a accueilli les activités de la première journée de cet événement, où les activités ont été ouvertes par un discours du directeur général de la Cinémathèque algérienne, suivi d’une intervention de la directrice de l’Institut culturel italien, Antonia Grandi, puis d’un discours de Zfira Yassef, la fille de Yassef Saadi, en présence de l’ambassadeur d’Italie en Algérie, Alberto. Cotello. Après la cérémonie d’ouverture, le public a assisté à la projection du film immortel « La Bataille d’Alger », l’une des œuvres cinématographiques communes les plus marquantes entre les deux pays, suivie d’un riche débat avec le public qui a abordé les dimensions artistiques et historiques du film et sa place dans la mémoire cinématographique mondiale.
La première journée a également vu le lancement de la première rencontre « Master Class » dédiée à l’art du son au cinéma, animée par le Professeur Kamal Maksar, à 15h00. Cette date a été marquée par une présence remarquable d’étudiants et de personnes intéressées par le domaine audiovisuel, signe clair de la conscience de la nouvelle génération de l’importance des aspects techniques dans l’industrie cinématographique. Cette rencontre a constitué un riche espace d’échange d’expériences et d’ouverture au dialogue sur le rôle du son dans la formation de l’image et la valorisation du récit, pour constituer un complément qualitatif au programme de cet événement culturel qui continue de consolider la position du cinéma comme pont de rencontre entre les peuples et de préservation de la mémoire à travers le langage de l’art.
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Kit Khalil
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