
L’évolution de l’inflation en Algérie à la fin de 2025 a enregistré divers indicateurs qui reflètent la complexité de l’évolution des prix au stade actuel. Selon le dernier rapport du Bureau national des statistiques, les données officielles ont montré un ralentissement du taux d’inflation annuel, qui est tombé à 1,5% fin novembre, contre 1,7% en octobre, indiquant une baisse relative des pressions inflationnistes à moyen terme. Cependant, la lecture mensuelle des prix a en revanche révélé une hausse notable de 1,5% au cours du mois de novembre, portée par… Principalement une hausse des prix des produits manufacturés, par rapport à une baisse des prix des produits alimentaires, notamment des produits agricoles frais. Cet écart entre les indicateurs annuels et mensuels soulève des questions fondamentales sur la nature de l’inflation enregistrée, les limites de l’influence des facteurs saisonniers et structurels, et l’étendue de la capacité des politiques publiques à stabiliser cette tendance au cours de la période à venir.
A cet égard, l’expert économique Houari Tigresi a expliqué dans une déclaration à « Algérie Al Jadeed » que « une faible inflation annuelle ne signifie pas l’absence de pressions sur les prix », précisant que l’inflation mensuelle peut enregistrer des augmentations significatives même à la lumière de la stabilité du taux annuel, ce qui explique le sentiment de hausse des prix dans la vie quotidienne des consommateurs, malgré les chiffres officiels positifs.
Cette déclaration fait suite à l’annonce par le Bureau National des Statistiques d’un taux d’inflation annuel de 1,5% à fin novembre 2025, ce qui reflète un net ralentissement par rapport au taux de 1,7% enregistré à fin octobre de la même année. Ce niveau est considéré comme l’un des plus bas de ces dernières années, tant au niveau national que par rapport à un certain nombre de pays de la région.
Tigresi a expliqué que ce chiffre est calculé sur la base de l’évolution de l’indice des prix à la consommation au cours de la période de 12 mois, allant de décembre 2024 à novembre 2025, par rapport à la même période de l’année précédente, ce qui en fait un indice global annuel qui vise à mesurer la tendance générale des prix, et pas nécessairement les fluctuations circonstancielles ou les augmentations mensuelles que le citoyen subit directement.
Dans ce contexte, l’expert a souligné que la lecture de l’inflation annuelle indépendamment des autres indicateurs peut conduire à une évaluation incomplète de la situation des prix, expliquant que les prix peuvent connaître des augmentations mensuelles successives dans certaines périodes, sans se refléter immédiatement dans le taux annuel en raison du mécanisme de calcul qui atténue la gravité des chocs à court terme.
Tigresi a souligné que le panier de consommation n’est pas homogène, ni en termes de nature des biens, ni en termes de leur poids dans les dépenses des ménages, car certains produits alimentaires peuvent connaître une baisse temporaire en raison de facteurs saisonniers ou réglementaires, tandis que les prix d’autres biens continuent d’augmenter, notamment les produits manufacturés et les services, qui constituent une part croissante des dépenses des ménages urbains.
Il a également souligné que la disparité géographique entre les États et les marchés joue un rôle fondamental dans la différence de perception de l’inflation, car les prix peuvent rester relativement stables dans certaines zones, tandis qu’ils enregistrent des augmentations significatives dans d’autres États, sans que cela ne se reflète fortement dans la moyenne nationale.
L’expert a ajouté que cet écart explique en partie l’écart entre les indicateurs officiels et le sentiment général de hausse du coût de la vie, notamment parmi les groupes à faible revenu, qui sont directement affectés par toute augmentation des prix des biens de base ou des services quotidiens.
L’économiste Houari Tigresi a confirmé que le chiffre officiel de l’inflation est « statistiquement correct », mais a souligné la nécessité de le lire dans une approche plus large qui prend en compte l’inflation mensuelle, la structure des prix et l’évolution du pouvoir d’achat, considérant que l’amélioration du sentiment général de stabilité des prix n’est pas seulement liée aux chiffres, mais à l’ampleur de leur impact réel sur la vie des citoyens.
Il convient de noter que le dernier rapport du Bureau National des Statistiques a révélé que l’inflation en Algérie a connu un ralentissement significatif à fin novembre 2025, le taux annuel étant tombé à 1,5% contre 1,7% en octobre, ce qui reflète une baisse relative du rythme de hausse des prix sur une base annuelle. La variation annuelle des prix à la consommation, par rapport à novembre 2024, a enregistré une augmentation limitée de 0,9%. En revanche, la lecture mensuelle de l’indice brut des prix à la consommation a montré une hausse de 1,5% par rapport à octobre, tirée principalement par une hausse de 4,3% des prix des produits manufacturés, notamment les bijoux et les montres. À l’inverse, la baisse des prix des produits alimentaires, notamment des produits agricoles frais, a contribué à réduire les pressions inflationnistes, malgré des hausses enregistrées sur certains produits comme les pommes de terre et la viande rouge. Les prix des services ont également connu une légère augmentation, tandis que le Bureau a confirmé que les facteurs saisonniers ont fait augmenter l’indice des prix à la consommation de 2,1% au cours du mois de novembre.
Fahima. pour
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